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#1.La Chasse

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Lolacitizen
Messages : 25
Date d'inscription : 12/07/2018
Profil Académie Waverly
Sam 28 Juil - 12:09
HS : j'éditerais plus tard pour la mise en page et pour étoffer un peu mon post !


    La réponse de Nokomis me fit taire. Je ne l'avouerais pas, mais peut-être avait-elle raison, après tout, Nil défiait toutes les lois de la physique. Nous continuâmes à marcher des heures durant. J'avais les jambes en feu, mais l'endurance me plaisait. Cela me permettait de garder la tête froide - haha ! Je m'approchai pour les rejoindre, quand le ciel se couvrit d'épais nuages noirs.  Il pleuvait à présent des cordes, mais pour autant, je m'en moquais. Après trois jours passés dans une canicule, j'étais heureuse de sentir des gouttes de pluie. Oui, je sais, c'est bizarre, mais la pluie m'a toujours apaisée. Toutefois, je n'étais pas chez moi, bien au chaud sous un plaid, mais dans une île dangereuse, j'ai nommé Nil. Avec le vent, mes cheveux s'emmêlèrent et j'essayai tant bien que mal d'en faire un chignon. Peine perdue. Mon pied (celui que je m'étais amochée quelques jours plus tôt) buta alors sur une pierre et déséquilibrée, je tombai. Je ne m'étais pas fait mal, amortie par les herbes, mais un sifflement retient mon attention - et ce n'était pas le vent ! Un serpent se tenait à quelques centimètres de mon visage, me faisant pousser un cri strident. Avec une seconde d'hésitation, j'acceptai la main de Magnus, qui était glacée. Mon honneur venait de disparaitre six pieds sous terre. Rouge de honte, je me relevai péniblement.


    - Merci. Désolée pour tes oreilles. J'ai... Hé, attends-nous !

    Le voilà qui détalait à présent vers une grotte, couvert de boue et visiblement furieux. En soupirant, je cherchai du regard Nokomis. Pas question de l'abandonner ici toute seule, même ! De mauvaise humeur, je me retournai, prenant attention à ne pas marcher sur d'autres serpents venimeux.

    - Tout va bien ?



avatar : katherine langford (c) fio
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Nokomiscitizen
Messages : 54
Date d'inscription : 07/07/2018
Profil Académie Waverly
Mer 8 Aoû - 3:25
Malgré le ton assuré de ma voix, je ne ressentais aucune confiance en moi en entraînant les explorateurs, Magnus et la nouvelle venue dans l’épaisseur des bois. Ma raison me disait qu’il fallait trouver la bête pour qu’elle arrête de dévorer nos récoltes, mais mon cœur – ou mon instinct de survie, va savoir – me criait de rebrousser chemin et de me réfugier au cœur du sel endroit où j’étais en sécurité : la cité. Pourtant, je m’entêtais à poursuivre mon chemin entre les arbres. Parce qu’en acceptant de vivre dans la cité, j’avais accepté la convention qui voulait que chacun apporte sa pierre à l’édifice et que chacun participe à la survie du groupe. Mais plus les heures passaient, plus j’étais impatiente d’arriver à la source. Une envie de tendre l’oreille pour percevoir le bruit de l’eau m’assaillait, mais je refusais d’écouter trop attentivement. Impossible d’oublier ce souffle qui m’avait caressé la nuque près de la cité, puisque chaque craquement de branche sous le pied d’un autre marcheur s’accompagnait d’une litanie inintelligible qui m’effleurait les tympans, à la fois rassurante et pleine de danger. Si une araignée pouvait chuchoter d’une voix séductrice pour attirer sa proie entre ses fils, c’est probablement ce que la créature sans défenses entendrait...

J’avais beau scruter le visage des autres randonneurs, je semblais être la seule à ouïr cet organe ensorcelant. Et puis... tout le monde était déjà assez nerveux sans que je ne parle de ce chant éthéré qui nous suivait pas à pas. Pour la première fois depuis mon arrivée sur cette île maudite, le silence pesant qui régnait habituellement sur la forêt me manquait... Cette tranquillité épaisse qui enveloppait mes excursions n’était rien comparée à ça. À chaque craquement, je tressaillais. À chaque murmure, je jetais un œil par-dessus mon épaule. Je savais bien que cette voix n’était pas celle de Magnus, ni celle de Lola ou d’un autre de nos compagnons, mais je ne pouvais m’en empêcher.

Le cœur au bord des lèvres, je continuais à avancer. J’étais l’une des plus anciennes, l’une de ceux qui connaissaient le mieux les environs. Et je me devais de protéger les plus vulnérables. De toutes façons, on savait tous que Nil finirait par s’emparer de moi, et on savait tous que plus jamais je ne rentrerais chez moi. Plus personne ne t’attends de toute façon, répétait inlassablement ma voix intérieure – ou était-ce ce murmure qui me suivait ? Après huit ans, ils croient tous que tu es morte. Toi-même, tu sais que tu n’en as plus pour longtemps. Je crus alors entendre le bruit de l’eau qui s’échoue dans un ruisseau. Serrant les dents, je m’apprêtais à m’arrêter pour tendre l’oreille quand je sentis une caresse passer entre mes mollets, comme un chat qui se faufile pour poursuivre son chemin. Je mis les freins et dardai mon regard sombre vers le sol, mais rien... Cette enfoirée jouait avec moi et elle devait se délecter de la peur et la panique qui naissait dans mon cœur chaque fois qu’elle s’avançait un peu plus. J’entendis à peine Lola et Magnus pester contre la vipère qui s’était dressée dans la végétation.

Soudain, le vent se mit à fouetter fort. Les craquements se firent assourdissants et le bout de corde qui retenait ma tresse s’envola. Entre la voix fantomatique et le hurlement du vent entre les arbres, je perçois le grognement de l’animal que nous pourchassions. Mon estomac se retourna. À Toronto, je ne me serais jamais imaginé que la perspective de manger de la viande me ferait un tel plaisir. Et pourtant, je me sentais réellement tiraillée entre les deux options qui s’offraient à moi. Accompagner Mags et Lola dans la grotte ? Ou chasser la bête pour festoyer ce soir ? La voix de Lola me ramena sur terre. Oh et puis, merde ! On pourra manger de la viande une autre fois... Je lâchai dans un souffle : « Oui, je crois... » Un dernier regard vers les autres explorateurs et je laissai échapper : « Mais qu’est-ce que vous foutez ? Venez vous mettre à l’abri ! » À vive allure, je pris mes jambes à mon cou pour me diriger vers notre seul espoir de survie...

Spoiler:
 


anyway, we ain't getting out alive...

(c) ROGERS.
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NILenemy
Messages : 264
Date d'inscription : 20/02/2018
Profil Académie Waverly
Jeu 16 Aoû - 23:10
La Chasse







Sous les rafales, vous vous réfugiez dans la grotte tant espérée. Vous voilà tous réuni dans le noir. Les hurlements du vent sont derrière vous. Mais devant vous, des grognements se font entendre. Vous n'êtes pas les seuls à vous êtes réfugiés ici.

Un ours énorme se lève devant vous pour vous attaquer. Faites votre action de fuite ou d'attaque en tirant le dé Hasard.

Exemple : Je me plaque contre les parois du mur > Dé succès : vous réussissez votre action.

Vous pouvez poster pour avoir votre dé en premier et ensuite éditer pour écrire votre post en fonction du résultat.

-- Ecrivez à partir de votre dernière intervention
-- Attendez la prochaine arrivée de Nil pour connaître les dangers auxquels vous ferez face. Cependant, l'atmosphère est subtilement silencieuse et lourde.
-- Vous ne pouvez faire intervenir que votre personnage (et les PNJ - facultatif) dans votre post.



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Magnuscitizen
Messages : 40
Date d'inscription : 07/07/2018
Profil Académie Waverly
Dim 26 Aoû - 21:22
Magnus aurait aimé se dire que l'image qu'il laissait planer derrière lui était celle d'un homme déterminé dont les pas fendaient la pluie avec aisance, mais il n'en était rien : sa tête était baissée, ses yeux aveugles, ses doigts froids et sa démarche branlante. Sa jambe traînait au sol, comme si elle était encrassée dans la boue. Il pestait, grognait, mais cela ne changeait absolument rien : il était lent et se révélait être une proie facile, isolé d'un groupe armé jusqu'aux dents de son propre gré. Il tenta un regard timide vers ses compagnons, mais ne put voir que la pluie.

Après tout, il s'en foutait qu'ils l'aient suivi, non ?

Ils lui avaient couru après. Enfin, il espérait que c'était eux; tout ce qu'il pouvait voir, c'était des silhouettes évanescentes qui se détachaient de temps à autres du déluge, comme par insolence. Le fracas causé par l'union des rafales et de la pluie torrentielle couvrait tout autre bruit qui aurait pu surgir dans ce lieu inquiétant. Aveugle, sourd et infirme, Magnus commençait à se demander s'il allait s'en sortir vivant. Tout en avançant, la rage aux lèvres et la peur au ventre, il s'empara du poignard qui reposait constamment contre son avant-bras gauche, dissimulé sous la chemise disgracieuse qui couvrait son torse. C'était un geste un peu idiot, au fond : l'arme, aussi aiguisée soit-elle, ne le protégerait pas contre l'acharnement de Mère Nature.

Finalement, il aperçut une bouche béante et obscure. Rien de très accueillant, mais il s'y engouffra sans trop réfléchir. Il se plaqua contre le mur et se laissa glisser à terre, les jambes tremblantes. Il se fichait que les autres ne le voient en situation de faiblesse : dans le cas présent, c'était vraiment le dernier de ses soucis. Alors que l'ensemble du groupe reprenait son souffle, les mains sur les genoux, de la sueur sur le front et les yeux clos, Magnus prit le temps d'observer la grotte dans laquelle ils avaient trouvé refuge. L'entrée était large mais basse : même en plein jour, la lumière devait difficilement pénétrer en ce lieu, ce qui expliquait aisément la fraîcheur humide qui résidait entre les roches. Le sol était sale et Magnus fut aussitôt alarmé par une odeur qu'il ne parvenait pas à identifier.

Il n'eut pas besoin de réfléchir longtemps.

NIL était décidément d'humeur joueuse, en cette douce matinée.

Des grognements gutturaux résonnèrent de plus en plus près d'eux, comme une menace immédiate. Magnus eut à peine le temps de se lever qu'un ours à la carrure épaisse les chargea sans préavis. Il se dressa sur ses pattes énormes alors que Magnus était toujours plaqué contre le mur : ses petits yeux étroits et vides de toute réflexion étaient entièrement noirs. De sa gueule rose parcourue de crocs jaunâtres et pointus émanaient une haleine fétide et suave ainsi que des feulements de bête affamée. Un messager de la mort se tenait devant lui. Durant une micro-seconde, Magnus pesa le pour et le contre. Tenter de s'enfuir ? Il était trop lent. Faire le mort ? Vu l'attitude bestiale de l'ours, c'était peine perdue.

Il restait une solution. Et bien évidemment, elle n'enchantait pas notre jeune suédois.

Mais bon. Comme disent les sages, parfois, il faut y aller avec sa - ajoutez n'importe quel terme désignant l'organe reproducteur masculin - et son couteau.

Alors qu'un hurlement brisé déformait ses lèvres gercées, Magnus prit sa canne à deux mains, dévoilant ainsi l’extrémité qu'il avait taillée afin qu'elle lui serve également d'arme et dans un élan fatidique, visa le museau de l'animal.  

BINGO !

Lui-même avait du mal à y croire. Du sang gicla et pendant un instant, l'animal, désorienté, sembla reculer. Magnus hésita : il ne savait pas comment tuer une bête aussi grosse mais était toujours coincé entre la silhouette monstrueuse et les parois de la grotte. Finalement, il réussit à se glisser entre deux piliers rocheux particulièrement rapprochés l'un de l'autre, en espérant que l'ours ne puisse pas l'atteindre.

Résumé :
 


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NILenemy
Messages : 264
Date d'inscription : 20/02/2018
Profil Académie Waverly
Dim 26 Aoû - 21:22
Le membre 'Magnus' a effectué l'action suivante : Destin


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